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Local de l'Habitat dans le 17e

null LOGEMENT : PARIS DANS L'IMPASSE

Au cours du Conseil d'arrondissement du 8 novembre 2010, Brigitte Kuster, Agnès Toury, adjointe chargée du Logement et la majorité municipale du 17e arrondissement sont intervenues sur la révision du Plan Local de l'Habitat de Paris pour la période 2011-2016. Jérôme Dubus, au Conseil de Paris du 15 novembre, a éclairé les conséquences d'un entêtement malthusien.

 

A l'occasion de la révision du Plan Local de l'Habitat (PLH), la majorité municipale de l'arrondissement a invité la mairie de Paris au réexamen du taux de 55 % de logements sociaux sur Clichy-Batignolles, critiquant la concentration et regrettant le nombre insuffisant de logements intermédiaires. Elle a émis le voeu que le maire du 17e soit consulté en amont sur les catégories de logements sociaux réalisés.
« La part de 30 % de logements PLS* - destinés aux classes moyennes - est largement insuffisante dans un quartier qui compte une proportion importante de PLAI/PLUS*, a estimé Agnès Toury. Nous voulons que cette part soit portée à 50 %. Pour établir une vraie mixité, il est nécessaire de réaliser au moins 500 logements en accession sociale à la propriété. Il faut également préserver les emprises foncières et les immeubles existants destinés aux activités économiques. »

Associer l'arrondissement à toutes les opérations
Pour la majorité municipale du 17e, il importe que les opérations de requalification de logements intermédiaires soient menées en collaboration avec le maire de l'arrondissement. Ces opérations visent 100 % de logements PLS dans les zones de l'a rrondissement excédentaires en logement social, 50 % de logements PLAI/ PLUS et 50 % de logements PLS. Il serait notamment utile que le projet de PLH* indique un objectif annuel de financement de logements sociaux crédible et évalue les moyens à mobiliser. Deux voeux ont été émis sur la nécessité d'entretenir le parc social - les ascenseurs, en particulier - et sur la mise en oeuvre du Plan Climat dans l'arrondissement.
Denis Baupin, adjoint au maire de Paris chargé du Plan Climat, avait annoncé, en 2008, le principe d'une prise en charge financière totale du diagnostic des immeubles privés. Pour la seconde fois, Brigitte Kuster, Jérôme Dubus, Agnès Toury, Jean-François Rémond ainsi que l'ensemble des élus de la majorité municipale ont souhaité qu'une opération pilote soit mise en place dans le 17e arrondissement pour améliorer les performances énergétiques des logements.

null Constat désolant
Pour Jérôme Dubus, qui est intervenu au Conseil de Paris du 15 novembre 2010 sur le Plan Local de l'Habitat, la politique actuelle conduit à l'impasse : « Sur 102 km², avec une ville dont il ne reste plus que 10 à 12 % pouvant muter, les contraintes sont décuplées. C'est à Paris que la crise du logement est la plus aiguë en Europe ». Les faits et les chiffres parlent d'eux-mêmes. Dans le 17e, le nombre de logements disponibles a baissé en dix ans alors que la populoglation a augmenté de 3 %. « Il y a moins de logements en 2010 qu'en 2001, déplore Jérôme Dubus. De plus, les constructions ont ralenti à cause du rachat des logements anciens par la Ville. » Le nombre de demandeurs, dans le 17e, a également augmenté. Les 6 000 demandes supplémentaires correspondent à une augmentation de 15 %. « C'est un échec retentissant, confie Jérôme Dubus. Comme la mixité. Nous avons toujours été un arrondissement équilibré, constitué de populations diverses dont les classes moyennes. Les immeubles bâtis sur les boulevards des maréchaux, au début des années trente, en témoignent. Aujourd'hui, le maire de Paris rompt cet équilibre en construisant des logements destinés massivement aux plus défavorisés. Enfin, les logements précaires et insalubres représentent 15 % des logements du 17e arrondissement alors que la moyenne parisienne s'élève à 12,5 %. »

Des solutions
Il faut pouvoir construire assez massivement à Paris. Or la municipalité actuelle a réduit la densité. « Il faut redensifier la ville si l'on veut résoudre la crise du logement », reconnaît Jérôme Dubus. Le faible taux de rotation dans le logement social - entre 2,5 % à 4 % - est l'une des causes de la saturation de l'o ffre. Il a même diminué au cours des dernières années car les Parisiens n'ont d'autre solution que de rester dans le secteur social. Ce blocage empêche les locataires de passer au logement intermédiaire et d'accéder à la propriété, à la différence des autres cités européennes et des grandes villes françaises. « Nous souhaitons la construction de logements intermédiaires et de logements en accession sociale afin que les Parisiens qui ont évolué dans leur situation professionnelle accèdent à l'acquisition », précise le conseiller de Paris qui a fait du logement, depuis dix ans, son cheval de bataille. « Il faut accélérer l'accession à la propriété par la vente de logements HLM, poursuit-il. Nous souhaitons offrir aux locataires l'opportunité de devenir propriétaires de leur logement HLM. Pour mettre en oeuvre une telle politique et faire de nouvelles acquisitions foncières, il faut raisonner à l'échelle de l'agglomération et non plus à l'échelle de Paris. » En réponse à ces difficultés chroniques pour se loger, le maire de Paris proposait, dans les cinquante hectares des Batignolles, de bâtir six tours d'environ cinquante mètres. Pas moins ! Jérôme Dubus s'étonne que l'on reproduise le modèle des années 70 pour le logement social dont on mesure aujourd'hui les effets dévastateurs. « Nous sommes opposés à ce projet, confirme Jérôme Dubus. Il est irresponsable de recréer sur les terrains Cardinet-Clichy-Batignolles le type de logements qu'on va détruire à 500 mètres de là, Porte Pouchet ! La pétition lancée par Brigitte Kuster, a obtenu 10 000 signatures. C'est dire combien la population de l'arrondissement est sensible à notre détermination. » A Berlin, où les loyers sont très modérés, la politique du logement relève des maires d'arrondissement. Cette politique sage a fait de la capitale allemande une cité attractive pour les investisseurs.

(*) PLH : Plan Local de l'Habitat
PLU : Plan Local d'Urbanisme
PLS : Prêt Locatif Social
PLA : Prêt Locatif Aidé
PLAI : Prêt Locatif Aidé d'Intégration
PLUS : Prêt Locatif à Usage Social
PLI : Prêt Locatif Intermédiaire

 
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