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Jardin Paul Didier

Une véritable promenade aux Epinettes

Ce jardin parfaitement équilibré contribue à renouveler l'image des Epinettes.

null Le jardin de la rue du colonel Manhès (Ernest-Roche), conçu pour devenir la promenade familière des riverains, court, comme les sentiers de montagne chantés jadis par Charles Trenet, de la rue Pouchet au square Boulay-Level. Superbe métamorphose menée de main de maître par l'équipe des jardiniers et des concepteurs de la Ville de Paris ! D'un bas-côté de voie ferrée plutôt ingrat et longeant la petite ceinture, ils ont fait une véritable halte pour les amoureux de la nature. Il y a même une belle aire de jeux pour les enfants et un baby-foot pour les ados… Mais ce qui retient l'attention, dans ce paysage recomposé à l'ombre des talus du chemin de fer, c'est surtout la variété des essences et les traversées d'émotions végétales, de senteurs, de vis-à-vis fleuris.



Surprises et émotion
nullDeux principes de végétalisation ont été mis en oeuvre pour habiller cette configuration singulière : d'une part, le dessin au sol de haies persistantes - dont les lignes directrices s'appuient sur le bâti existant, et, d'autre part, le choix d'un grand nombre de plantes, dont la variété offre une gamme renouvelée de couleurs et de textures. A peine a-t-on fait quelques pas que les densités varient, surprennent, dans cet enchantement… Près de soixante-dix espèces différentes ont été proposées, allant de la plante vivace au petit arbre en passant par les bulbes, les bambous et les végétaux taillés. Ceux-ci, disposés non seulement en fonction de leur port mais de l'exposition au soleil, contribuen t à donner à ce jardin un aspect à la fois homogène et diversifié. « C'est un ensemble libre, confie un jardinier. On y trouve des arbustes à fleurs - spirée et lilas - et des vivaces : hostas, lierre « glacier », pachyssandra et lavande. »
Comme, techniquement, il était impossible de planter des essences à fort développement, la verticalité a été donnée par la présence de bambous de type Phyllostachys et Arundinaria, notamment. Les haies taillées comprennent des houes, des troènes et des charmilles propices à la confidence. L'alliance harmonieuse de toutes ces essences déroule un tapis de plantations dont les contrastes changent d'une saison à l'autre. L'autre joli idée des concepteurs est d'avoir récupéré de vieilles traverses de chemin de fer pour marquer le cheminement des promeneurs à certains endroits. Ainsi, chacun, désormais, pourra rêver d'école buissonnière entre les acanthes et les bosquets de charmille. « En sortant de l'école, chantait Prévert, nous avons rencontré / un grand chemin de fer qui nous a emmené tout autour de la Terre, de la Lune et des Etoiles… » Le rêve de l'auteur de « Paroles » s'est exaucé.

Texte Lucien Maillard

 
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